Mercredi 10 août 2011
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16:50
PRESENTATION :
Risen est le nouveau RPG de Piranha Bytes, les développeurs teutons à l'origine d'une des plus grandes séries du RPG PC : Gothic.
Après deux très bons épisodes et un troisième bancal (ils ont eux-mêmes reconnus que leur projet était démesuré et sorti trop tôt ), l'éditeur JoWood Productions a décidé de les éjecter tout en
gardant la licence. Phénomène assez récurrent malheureusement (Far Cry, Operation Flashpoint…).
Mais on n'ébranle pas ainsi de braves prussiens ! Le studio s'est tout de suite remis au travail et a décidé de produire leur "propre" suite de Gothic : Risen.
(En effet, JoWood Productions a chargé une toute nouvelle équipe de développer la suite de la série Gothic, un volet qui se nommera Arcania.)
Peu médiatisé lors de sa production à part dans les magazines et sites spécialisés PC, sa sortie fait pourtant grand bruit. Car les promesses de Piranha Bytes durant le développement se sont
révélées être tenues ! L'optique de ce nouvel épisode de la série est de retourner à ce que Gothic II, l'apogée de la saga, proposait : un monde moins étendu que le III mais beaucoup plus
passionnant, cohérent, role play et bourré de quêtes annexes de qualité.
Le gameplay, l'interface, la progression restent dans la directe lignée de ce que le studio nous
avait proposé. Également concernant les graphismes pas folichons et les animations approximatives, dommage…
Il sera toujours possible et conseillé de faire la cueillette, récolter des minerais et s'exercer à tous types d'activités censés nous apporter quelques ressources ou artefacts précieux.
Cet épisode apporte tout de même son lot de nouveautés, les races fantastiques comme les nains ou orcs sont absentes, la magie se fait plutôt rare et l'ambiance générale est sombre.
Les combats ont été grandement améliorés depuis le 3ème épisode, ici plus de moulinets dans le vent, les coups se font nettement plus ressentir et l'aspect tactique est privilégié. Il faudra
ainsi maitriser les parades pour espérer échapper aux assauts d'ennemis sachant contourner, encercler, parer et contre-attaquer. Heureusement notre héros au gré de sa progression pourra acquérir
de nouvelles techniques pour pouvoir plus aisément briser la garde de ces créatures démoniaques. Pour une fois dans un RPG PC, les combats sont passionnants, ça fait plaisir !
Le système jour/nuit/météo a vraiment été travaillé. Quand il fait nuit, il fait vraiment nuit et il n'est pas rare qu'il vente, pleuve et que le brouillard se lève. Le tout est très bien rendu.
Grosse surprise également, le jeu a l'air dénué de bugs (contrairement à ses prédécesseurs) et surtout il est bien optimisé. C'est simple, il tourne mieux que Gothic 3 malgré ses nombreux
patchs.
Apparemment la conversion 360 serait nantie de quelques problèmes comme des textures compressées à la volée et une luminosité trop basse, problèmes qui trouveront solution à l’aide de patchs.
Comme à l'habitude, on démarre directement dans la peau du personnage, ici pas de créations de perso.
"Je suis un survivant d'un naufrage rejeté par la mer sur l'ile volcanique de Faranga. Vu que j'étais un passager clandestin sur le navire, je suis vêtu comme une pauvre loque , sans le sou, sans
équipements et de toute façon la mer m'aurait tout pris. Une autre survivante se trouve sur la plage, je dois m'assurer de sa protection et l'amener dans un endroit sûr. Cette tâche remplie, je
pense aller explorer les alentours…"
AVIS :
Risen est un vrai appel à l'aventure dans un monde cohérent, mature, permissif, rempli de personnages secondaires attachants et travaillés que l'on croise au fil de quêtes aussi intéressantes les
unes que les autres. L'appel à l'aventure passe également par l'évolution "réaliste" du héros qui débute avec un équipement de pacotille et ne peut s'aventurer n'importe où, au risque de se faire
massacrer comme le premier nautile venu.
La réputation du héros et son influence sur l'univers sont également bien rendues avec notamment les dialogues des PNJ qui changent fréquemment selon nos actes, les réactions de certaines
communautés si l'on a agi dans leur intérêt ou bien dans le sens contraire ; ainsi que des situations, lieux qui évoluent du fait des évènements que l'on a pu provoquer. Un souci du détail qui
augmente indéniablement l'immersion.
Immersion bien présente malgré une surface de jeu peu étendue que l'on nous fait visiter intégralement au fil des quêtes. Arrivé à la fin du jeu, on passe peu de temps à visiter les derniers
recoins. La petite carte va de pair avec le peu de sorts disponibles, le peu d'armes uniques, le très peu d'armures et de boucliers. La personnalisation du personnage et la répartition des points
de compétence est également assez légère.
Le jeu à partir de son chapitre III propose beaucoup moins de quêtes annexes (vu que l'on a déjà visité une grande partie de la carte et parlé à tout le monde), mais offre un développement de
l'intrigue principale composé d'un des principaux clichés RPGesques, à savoir : chercher les 5 artefacts magiques qui vont te rendre plus puissants. C'est dommage… Mais bon, ce n'est pas non plus
comme si le scénario était déjà très excitant. Au global, il est même assez banal.
Cette partie "collectionneur d'artefacts" va bien sûr nous obliger à visiter nombre de grottes/donjons/temples/endroits lambdas avec son lot de monstres à occire et de coffres à ouvrir. Certains
peuvent être déçus par ce fait mais cette partie du jeu a également quelques arguments à faire valoir.
Tout d'abord, ces lieux ne sont jamais très longs à parcourir. De plus, ce ne sont pas des étendues de couloirs labyrinthiques, des donjons de 15 étages parsemés de centaines d’ennemis à battre.
Les donjons sont travaillés ! Aucun donjon ne ressemble à un autre niveau level design. Chacun propose de nouveaux défis, des mécanismes différents. Les pièges sont nombreux, pour les éviter et
plus largement progresser dans le donjon, il faudra user un tant soit peu de réflexion ainsi qu'utiliser les compétences acquises lors des premières heures de jeu. Et attention, les donjons ne
sont pas comme ceux d'Oblivion, ils ne sont pas de plain-pied ! A vous les joies de la grimpette, des sorts de lévitation et du scrutage de plafonds !
On prend vraiment plaisir à parcourir ces dédales, qui même s'ils se ressemblent un peu tous niveau textures, restent au dessus de bon nombre de RPGs qui ne proposent que des labyrinthes
aléatoires. Au final, ça ne compose qu'une infime partie du temps passé dans le jeu, les deux derniers chapitres (il y en a 4 en tout) étant nettement plus courts que les deux premiers.
